En fait on n'a pas dormi de peur de ne pas se réveiller. Il est 1h du matin lorsque nous descendons à la réception. En prenant l’ascenseur on tombe sur une femme déguisée en Bimbo. L'hôtel est très animé à cette heure-ci à cause du casino.
Quelques minutes après, un minibus nous amène à l'aéroport. Batyr est avec nous jusqu'au passage des contrôles en cas de problème.
Jacques lui donne son pourboire contenu dans une enveloppe en espérant qu'il ne l'ouvre qu'à notre départ. Il pourrait nous créer des ennuis par dépit. Bon trêve de paranoïa, tous les contrôles se passent sans problème. J'ai quand même réussi à perdre mes lunettes. Au Yunnan c'était le premier jour, là c'est le dernier. Il y a un net progrès!
Nous allons petit déjeuner au buffet des départs avec nos dernier manats puis rejoignons la salle d'embarquement. Là on poireaute. On n'arrive pas à comprendre pourquoi car l’hôtesse qui parle au micro n'est pas encore réveillée et sa voix est inaudible.
L'avion de Turkish Airlines décolle avec 40 min de retard. C'est encore jouable car le délai entre les correspondance est de 1h30.
Nous atterrissons à Istanbul 3h40 après. Comme à l'aller le repas servi a été correct. Je n'ai pas pu dormir à cause d'un anglais excité qui ,en colère parce que j'existais, n'arrêtait pas de gesticuler. On doit attendre une demie heure avant de débarquer car il n'y avait pas de bus pour nous emmener au terminal.
Horreur il y a une foule énorme au contrôle des personnes et des bagages à main. Heureusement nous rencontrons une hôtesse qui nous fait passer par un coupe file et les quelques personnes devant nous compatissent et nous laissent leurs places.Nous courrons comme des dératés dans tout l'aéroport et arrivons à embarquer in extrémis.
Le vol Turkish Airlines se déroule sans encombre. Je ne dors pas plus, mais regarde, sans le son, ce n'est pas nécessaire, le dernier film de Tom Cruise "Agence tout risque". Le film et le repas font passer le temps.
On arrive enfin à Paris vers 10h30 heure locale. Il n'y a plus que 3h de décalage avec Achgabat car en France on a rajouté l'heure d'été, ce que ne font pas les turkmènes. Réglons nos montres. Las nos bagages manquent à l'appel. Ils n'ont pas pu courir aussi vite que nous à Istanbul pour attraper la correspondance. Ce n'est pas grave. On nous promet de nous les livrer chez mon fils où nous nous rendons.
Promesse tenue. Le voyage se termine bien.
Le regret de ce voyage ouvreur est le nombre trop important de kilomètres parcourus (4000 km) et surtout, étant donné leur état, le temps passé sur les routes. Batyr a été au dessous de tout en tant que guide. Cependant nous gardons un souvenir inoubliable de ce pays étrange et chaleureux.
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