Un bref aperçu des températures de ce pays au climat continental nous montre que la période choisie par Vincent est idéale: plus très froid et pas encore très chaud. On aura même la chance de voir des fleurs dans le désert!
Il nous faut maintenant un guide de voyage pour mieux s'imprégner du pays. Il en existe très peu consacrés uniquement au Turkménistan. Le guide du routard, le Petit Futé ou même Lonely planet l'englobent dans un guide consacré à la route de la soie, en fait l’Asie centrale avec l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan. Notre fils Matthias à qui on a fait part de notre projet, réussit à se procurer une guide anglais uniquement dédié au Turkménistan. Il s'agit du Brads écrit en 2005 par un ancien ambassadeur anglais dans ce pays. Il l'achète dans un magasin du Vieux Campeur à Paris et nous l'expédie aussitôt.
Même s'il date un peu, cet ouvrage nous en apprend beaucoup. Il nous faut maintenant une carte détaillée.
Là encore les cartes existantes englobent tous les pays de la route de la soie et ne sont pas assez précises. Certes de telles cartes existent mais elles sont en russe (le Turkménistan ayant été une république soviétique jusqu’en 1991) et hors de prix.
Nous nous rabattons finalement sur une carte Freytag & Berndt de l'Asie centrale au 1/1 500 000.
Las, victimes d'une présentation trompeuse, nous nous retrouvons certes avec une carte plus précise que les autres mais amputée d'un bon tiers ouest du Turkménistan, le seul pays qui nous intéresse!
Dans le courant du mois de Janvier nous recevons de la part de Vincent l’itinéraire du futur trajet:
Muni de cette carte nous essayons de reconnaître les lieux sur Google Map ou sur notre carte d Freytag & Berndt.
La tache n'est pas aisée car les noms de lieu s'orthographient de manière différente selon la langue (française ou Anglaise). Le plus terrible c'est que les noms diffèrent carrément d'une carte ou d'un site à l'autre. Nous apprendrons sur place que nombre de noms de villes ont été changés durant les 10 dernières années.
Malgré toutes ces embuches nous commençons à nous faire une idée sur les lieux que nous allons visiter.
Il va nous falloir faire beaucoup de route (3500km) en 4X4 car elles sont parait-il en mauvais état.
Je vais donc me droguer à la cortisone pour supporter cela. Pourvu qu'il n'y ai pas de contrôle anti dopage! .
Comme l'année dernière nous nous rendons en Suisse au vieux nouvel an (voir notre blog sur le Yunnan). Outre Vincent, Andrey et Brigitte, nous y rencontrons Jacques un de nos futurs compagnon de voyage.
Courant Février Vincent nous fournit les billets électroniques. Nous voyageront sur Turkish Airlines.
- Aller le 23 Mars Paris Istanbul puis Istanbul Achgabat avec 3h d'attente à Istanbul
- Retour le 5 Avril Achgabat Istanbul puis Istanbul Paris avec 1h20 d'attente à Istanbul.
Je pense que pour le retour le délai de correspondance est un peu court mais Vincent nous assure que non. On verra!
On prend dons nos billets de TGV pour Paris.
Aller le 21 Mars et retour le 11 Avril. Ce qui nous permettra de profiter de notre fils.
Au début du mois de Mars nous recevons enfin la lettre d'invitation, sésame pour les visas ainsi que les dernières recommandations de Vincent:
Il n'y a aucun guichet automatique bancaire au Turkménistan et seul le change de dollars (et encore dans les grandes villes) est permis.
Il nous faut donc prévoir assez de dollars pour la nourriture, les guides les chauffeurs, les faux frais. Il faut surtout se réserver assez de ces devises pour pouvoir acheter un billet d'avion Achgabat Istanbul en cas de problème. Nous commandons donc les dollars à notre banque.
Vincent nous dit aussi que la censure est telle qu'il n'est pas possible se servir de nos portables pour téléphoner en France. Je décide de prendre le mien. On ne sait jamais. Il peut au moins m'être utile à Istanbul en cas de problème.
Quant à Internet il ne faut même pas y penser. Le seul fournisseur d'accès local a fermé ses portes sur ordre du gouvernement il y a quelques mois. Ce n'est pas grave mon mobile n'étant pas un smartphone, on ne sera pas beaucoup pénalisé.
Pour les amis ou parents à qui on parle de notre voyage les réactions sont de deux types:
- C'est où et pourquoi là ?
- Ce n'est pas trop dangereux?
Nos voisins Chantal et Alain nous invitent à dîner quelques jours avant le départ. On a l'impression que l'on ne se reverra plus.
Chantal promet même de continuer à s'occuper des chats, du jardins et des fleurs même s'il nous arrive un problème.
Nous, nous ne sommes pas du tout inquiets mais excités.
votre reportage sur le Turkménistan est très bien fait.....Bruno
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