Pas D'atom

23 Mars Départ pour Achgabat

Il est 11h45. Nous sommes à l’aéroport de Roissy , Terminal 1. L'avion ne décolle qu'à 14h mais nous sommes déjà prêts à partir.
Nos bagages ont été enregistrés. On doit les récupérer normalement à Achgabat. Cet  aérogare est triste à mourir. Je comprend sa mauvaise réputation vis à vis des voyageurs étrangers. On arrive à trouver tant bien que mal un marchand de journaux ainsi qu'un semblant de restaurant où on déjeune pour passer le temps.
Vers 13h15 on se dirige vers la salle d'embarquement où nous retrouvons nos 3 compagnons de voyage.
- Jacques est un pharmacien à la retraite de Clermont Ferrand. Il semble rompu aux voyages. Son prochain,  dans un mois doit le mener en solitaire en Corée du Nord. Il semble qu'avec le Turkménistan il s'offre un palier de compression comme disent les plongeurs sous-marins.
- Jean Yves et sa femme Frédérique sont originaires de Troyes dans l'Aube. Je n'ai pu  deviner et n'ai pas demandé leurs professions. Eux aussi sont des habitués des voyages (Thaïlande, Bolivie, Indonésie...) mais avec porteurs à ce que je crois comprendre!
L'embarquement s'effectue rapidement comparé à Air France et l'avion décolle à l'heure.
Le voyage de 3h35 jusqu'à Istanbul s'effectue sans problèmes. Un repas acceptable nous aide à passer le temps. Il nous est par contre difficile de dormir, classe économique oblige!
Contrairement à 'avion de China Southern Airlines l'année dernière, le film proposé est récent. Mais le Tintin de Spielberg ne m’intéresse pas vraiment.
Bref nous arrivons à Istanbul à 20h heure locale. L'aéroport est immense et bruyant.Après un contrôle des bagages à main nous nous réfugions dans une grande salle où Jacques nous offre une bière en guise de bienvenue. On papote deux heures. Jean Yves nous abreuve d’anecdotes de voyage. Voilà il va être l'heure d'embarquer. Il nous faut  traverser tout l'aéroport pour rejoindre la salle d'embarquement pour Achgabat.
Si on doit faire le même trajet en sens inverse pour le voyage du retour il ne faudra pas que le vol Achgabat Istanbul ait trop de retard.
Dans la salle il y a beaucoup de femme turkmènes, de maîtresse femmes même. Elles se débrouillent pour passer devant tout le monde. C'est inutile car on se retrouve tous dans un bus en direction de l'avion. Pendant que ce dernier roule (pas l'avion mais le bus), les femmes commencent à enlever chacune un grand nombre de foulards qu'elles avaient sur la tête ainsi que des gilets qu'elles fourrent dans de grands sacs. Ce stratagème leur a permis d'éviter que ces sacs ne se retrouvent en soute lors de l'enregistrement.
Au moment d'embarquer, une de ces matrones bouscule tout le monde et commence à disperser ses sacs dans tout l'avion, y compris dans les compartiments réservés aux premières classes, avant d'aller s'assoir à l'arrière.  Ces femmes gagnent leurs vies en revendant au Turkménistan des vêtements qu'elles achètent beaucoup moins cher à Istanbul.
Bref l’embarquement est rapide et encore une fois l'avion part à l'heure. Les 3h40 de vol ne sont pas trop pénibles. Devant nous il y a un groupe d'ouvriers pakistanais qui se saoulent au whisky. Vite bourrés, ils se mettent à parler fort malgré les injonctions de l’hôtesse de l'air. Heureusement ils s'endorment très vite.
On sent qu'on a quitté l'occident. Les communications des hôtesses ne sont font plus qu'en turc et en turkmène et quelques fois en anglais quand même.
Un nouveau repas nous aide à passer le temps.
Il est 5h du matin, heure locale. Nous voilà arrivés à destination. L'aéroport d’Achgabat est minuscule à côté d'Istanbul ou Roissy.
Le contrôle des bagages à main s'effectue sans problème. Nous nous précipitons au guichet des visas pour y arriver avant les pakistanais qui sont une bonne vingtaine. Comme toujours on choisit la mauvaise file. On tombe sur un débutant qui mélange les noms dans les visas. Heureusement le blanco universel est là ainsi que son expérimenté collègue pour le sortir de ce mauvais pas. Malgré ce petit incident, l'obtention des visas est rapide. Vincent avait raison, la lettre d'invitation est un sésame. Nous n'avons aucun papier à remplir. Il nous faut simplement payer 100$ chacun pour le visa.
Nous passons ensuite à la police des frontières. Là non plus aucun problème. Pour un pays très fermé, l'entrée s'est avérée facile.
Rien à voir avec l'entrée aux États Unis, flambeau de la démocratie, où on vous fait remplir un questionnaire vous demandant si vous n'allez pas tuer leur président ou si vous n'avez pas le SIDA.
Je n'ose paspenser non plus au pauvre turkmène qui arrive en France, surtout s'il est un peu basané.
Nous récupérons nos valises qui sont toutes là et retrouvons Vincent qui est arrivé 3 jours auparavant ainsi que notre guide local francophone Batir.
Batir nous demande si nous avons amené des cartouches de cigarettes comme Vincent nous l'avait demandé. Hélas pour lui Vincent avait oublié de nous en parler. Il est très désappointé car les cigarettes sont très chères au Turkménistan. Nous donnons chacun 200$ à Vincent pour la caisse commune qui servira aux frais de séjour. Le change s'effectue dans l'aéroport, . 1$ équivaut à 3 manats, le manat étant la monnaie locale. Nous embarquons ensuite dans un minibus pour notre hôtel.

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