Pas D'atom
27 Mars visite de Misirian et départ pour Yangikala
Voilà il est 7h du matin. La nuit a été un peu fraiche mais on n'a pas eu froid. La tente est trempée à l'intérieur à cause de la condensation.
Il fait un peu frisquet le matin dans le désert. Ça tombe bien car il faut se remuer pour tout démonter. Plier les tentes qui se montent toute seules et dégonfler les matelas qui se gonflent tout seuls relève du test psychotechnique. Mais bon on finit par y arriver.
On prend notre petit déjeuner dans la fraicheur. Pour la toilette, on verra plus tard. La seule eau disponible nous est amenée dans un seau par la propriétaire de la maison très sympathique.
Il y a deux jeunes archéologues français qui logent dans la maison. On essaie de discuter avec eux mais ils ne sont pas très causants.On apprend seulement qu'ils sont là pour un mois seulement et que l'un d'eux s'occupe de topographier le site avec un théodolite simplifié. J'aime bien ce nom que j'essaie de ressortir le plus possible, c'est à dire tous les dix ans.
Voilà nous nous dirigeons maintenant vers l'ancienne cité deDekhistan.
plutôt que de vous décrire le site (archéologique) selon les explications un peu fumeuses de notre guide, je vous conseille de visiter des sites (Internet, il faut suivre un peu!)qui en parlent mieux que moi comme celui de wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dehistan).
Comme d'habitude nous sommes les seuls visiteurs!
La plupart des monuments on été détruits un peu par les mongols, beaucoup par le tremblement de terre de 1948. De la grande mosquée ne subsistent qu'une partie de la porte qui fait quand même 18m de haut. Cela donne une idée de la taille de la mosquée. On voit encore des restes de mosaïque bleue
Un peu plus loin les restes de l'un des deux minarets.
Le peu de restauration qui a été entreprise a été faite par les italiens. On reconnait leur marque de fabrique.
Voilà , fin de la rapide visite des lieux. On y serait bien resté toute la journée avec Jackie mais on a encore 310 km à faire soit 6h si on est optimiste. Au bout de quelques kilomètres de piste on retrouve le bitume. Vers11h, comme on approche de la grande ville de Balkanabat, les chauffeurs s'arrêtent pour nettoyer les voitures afin d'éviter la contravention. On arrive à la ville vers 12h30 après avoir traversé une foultitude de derricks d'où l'expression champ pétrolifère. Après une petite halte au marché pour se ravitailler nous repartons. Nous quittons de nouveau l'axe principal Achgabat Turkmenbashi pour une petite route qui contourne une chaine de montagnes (1800m) encore enneigée. Nous prenons maintenant un cap nord ouest. Les chauffeurs s'arrêtent dans un coin où il y a une source. On décide de déjeuner là et de ce fait on déloge un couple d'amoureux qui ne demandaient rien à personne. L'endroit est parsemé d'ordures en tout genre: bouteilles en plastique, papiers gras, boites de conserve, etc. C'est comme chez nous, dès qu'un coin postule pour être sympathique, il devient vite impraticable. Bon on installe quand même nos tables et on pique nique vite fait bien fait. On en profite aussi pour faire sécher nos tentes. Une heure après on est reparti dans un désert semi aride où le sable envahi quand même la chaussée de temps en temps. Vers 16h on s'arrête pour ramasser du bois pour le feu de camp de ce soir. Le bois de saxaoul, comme je l'ai déjà dit est très calorifère. Les chauffeurs enroulent un fagot conséquent dans une couverture et l'attache sur le toit d'un des véhicule. Lors de notre cueillette, on a tout le temps de constater que le sol est jonché de fossiles marins. Il n'y a pas de doute, la mer Caspienne devait arriver jusque là au temps jadis.On repart. La route est rectiligne à en mourir. Ce n'est pas comme les jours précédents. Le paysage est d'une monotonie exaspérante.
J'ai trop parlé on arrive à la fin du plateau et s'offre à nous un spectacle prodigieux.
Au delà de ces canyons d’albâtre se trouve un grand lac salé. La descente est abrupte. Nous longeons l'étendue salée pendant une bonne heure. On commence enfin à apercevoir le canyon de Yangikala dans le lointain.
Nous quittons la route précaire et fonçons droit dessus. Enfin foncer est un bien grand mot. Il n'y a plus de route, même pas de piste. Heureusement que la nuit n'est pas encore tombée.
Nous voilà maintenant au pied de ce canyon de toute beauté. Je crois que c'est un des plus beaux paysages du Turkménistan.
Ce canyon long de plusieurs dizaines de kilomètres et vieux de 60 millions d'années a été façonné par la mer qui le recouvrait au temps jadis. On a une succession de couches roses, blanches,jaunes,brunes selon les minéraux qui les composent..
Nous nous empressons de nous promener dans ce dédale pour nous en mettre plein la vue.
La couche du haut est protégé par d'énormes pierres plates très brunes.
La nuit ne va pas tarder à tomber et le vent se lève. Après avoir trouvé un coin le plus abrité possible, quoique pas très plat, nous montons nos tentes. La notre n'est pas vraiment à l'horizontale et on nous prévoit une nuit à essayer sans cesse de remonter la pente. On verra bien.
Les chauffeurs ont fait deux feux le plus à l'abri possible. Le premier sert à préparer le repas à base de pâtes en sauce, pâtes sales comme dirait notre voisin cuisinier. Le second sert à faire chauffer de l'eau pour la vaisselle et le café du matin.
Les pâtes sont vraiment bonnes, en tout cas on les apprécie. Les chauffeurs ne mangent pas avec nous. Cela ne leur convient pas. Ils se font un bouillon à base de légumes qu'ils mettent une heure à couper et encore une heure à faire cuire.
Il fait de plus en plus frais. Au loin on distingue quelques chameaux. Sont-ils sauvages? On rentre vite se coucher sous nos tentes.
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